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Investissement dans les filières du commerce intérieur : le grand défi de la régulation

L’enjeu essentiel est de canaliser les investissements vers des secteurs stratégiques, notamment ceux qui permettent de produire localement des biens actuellement importés, et d’améliorer la logistique pour réduire les coûts et délais de livraison.

Une séance de travail a réuni la ministre du Commerce intérieur et de la Régulation du marché national, Amel Abdellatif, et le DG de l’Agence algérienne de promotion des investissements, Omar Rekkache. L’objectif de la rencontre était d’aborder les stratégies pour renforcer la capacité de production nationale, notamment en vue d’assurer un approvisionnement optimal du marché intérieur. La réunion s’inscrit dans une démarche visant à orienter les investissements vers des secteurs clés, notamment la réduction de la facture d’importation, la logistique, et la création d’hypermarchés pour mieux réguler le commerce intérieur.
Les échanges ont porté sur la nécessité de renforcer la prospective et la veille précoce pour anticiper les besoins du marché, tout en consolidant la coordination institutionnelle entre le ministère et l’AAPI. La ministre a souligné que « l’important est d’orienter les projets d’investissement conformément aux besoins réels du marché national ». Elle a insisté sur l’importance de soutenir la production locale pour réduire la dépendance à l’importation, ce qui comporte des bénéfices économiques et stratégiques considérables. Dans cette optique, il est primordial d’investir dans la création de plateformes logistiques modernes, capables de fluidifier la circulation des marchandises, réduire les coûts et améliorer la disponibilité des produits.
Par ailleurs, la réunion a abordé la nécessité de développer les réseaux de distribution, notamment à travers l’expansion des grandes surfaces de vente. Le ministère considère ces structures comme un levier essentiel pour organiser le commerce intérieur, réguler les prix, et offrir une meilleure accessibilité aux consommateurs. La création et le renforcement de ces hypermarchés permettront non seulement d’augmenter la concurrence, mais aussi de mieux contrôler la qualité et la disponibilité des produits, contribuant ainsi à une régulation plus efficace du secteur.
Omar Rekkache a souligné le rôle clé de l’AAPI dans l’accompagnement des projets d’investissement liés à l’approvisionnement du marché intérieur. Il a précisé que l’agence vise à « renforcer les capacités de production et de distribution, en soutenant la dynamique économique et l’investissement productif ». Selon lui, cette démarche doit s’inscrire dans une stratégie globale qui privilégie la réduction de la facture d’importation, tout en favorisant le développement de la logistique et des grandes surfaces.
L’enjeu essentiel est de canaliser les investissements vers des secteurs stratégiques, notamment ceux qui permettent de produire localement des biens actuellement importés, et d’améliorer la logistique pour réduire les coûts et délais de livraison. Ces efforts contribueront à stabiliser les prix, à sécuriser l’approvisionnement, et à favoriser une consommation plus maîtrisée et équitable. La vision à long terme doit donc inclure la création d’un tissu commercial intérieur solide, capable de répondre efficacement aux besoins des citoyens, tout en limitant la dépendance extérieure.

Anissa Mesdouf

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