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Énergie : l’Algérie déterminée à honorer ses engagements internationaux

L’Algérie entend consolider sa position sur l’échiquier énergétique international en s’appuyant sur ses ressources, ses infrastructures stratégiques et une vision tournée vers l’horizon 2030. C’est le message porté hier à Alger par le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, qui a réaffirmé la détermination du pays à honorer ses engagements internationaux et à renforcer son rôle de partenaire énergétique fiable et de long terme.

S’exprimant lors d’un panel de haut niveau intitulé « Énergie et mines : comment l’Algérie transforme-t-elle son potentiel énergétique et sa richesse géologique en puissance régionale ? », organisé dans le cadre de la deuxième édition de l’étude CEO Survey de PwC au Centre international des conférences Abdelatif-Rahal, Mohamed Arkab a insisté sur la constance de l’Algérie dans le respect de ses engagements. « Le message le plus important qu’on peut donner à nos partenaires, c’est que l’Algérie est constante dans ses engagements, quel que soit le contexte ou la difficulté », a affirmé le ministre, rappelant que cette fiabilité a déjà été démontrée à plusieurs reprises. Le ministre a mis en avant les atouts structurels du pays, notamment l’importance de ses réserves d’hydrocarbures et ses infrastructures de transport, à l’image des gazoducs reliant l’Algérie à l’Europe. Selon lui, les mutations géopolitiques actuelles ne constituent pas une rupture pour les marchés de l’énergie, mais traduisent plutôt une reconfiguration où la sécurité et la stabilité des approvisionnements deviennent des enjeux centraux.
Dans cette perspective, Mohamed Arkab a souligné que la stratégie nationale repose sur le renforcement des partenariats existants, particulièrement avec l’Europe, tout en poursuivant une diversification progressive des débouchés. Cette orientation passe notamment par le développement des capacités de gaz naturel liquéfié (GNL), destiné à élargir l’accès à de nouveaux marchés et à offrir davantage de flexibilité aux exportations algériennes. Le ministre a également mis l’accent sur la poursuite des investissements dans les infrastructures énergétiques, évoquant des projets structurants, dont le Gazoduc transsaharien (TSGP), appelé à renforcer le rôle de l’Algérie en tant que hub énergétique régional et continental.
Dans le cadre du renouvellement des réserves nationales, Arkab a rappelé le lancement de «Algeria Bid Round 2026», une initiative proposant sept nouveaux blocs immédiatement explorables et exploitables, destinée à dynamiser l’investissement et l’exploration dans le secteur des hydrocarbures. À l’horizon 2030, la vision de l’Algérie est de se positionner comme un pôle énergétique régional capable de transformer ses ressources naturelles en valeur ajoutée industrielle, tout en confortant son statut de partenaire de confiance au service de la sécurité énergétique mondiale, a-t-il soutenu.
Le panel a réuni également le ministre de l’Énergie et des Énergies renouvelables, Mourad Adjel, le ministre des Mines et des Industries minières, Mourad Hanifi, le PDG de Sonatrach, Noureddine Daoudi, ainsi que le PDG de Tosyali Algérie, Alp Topcuoglu. Intervenant à cette occasion, Noureddine Daoudi a souligné que le lancement d’“Algeria Bid Round 2026” illustre la flexibilité et la réactivité de l’Algérie dans la valorisation de son potentiel minier et énergétique. Il a fait état d’un important plan d’investissement prévu sur les cinq prochaines années, couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur du secteur. Le PDG de Sonatrach a rappelé, par ailleurs, que les énergies fossiles représentent encore plus de 80 % de la demande mondiale en 2026, estimant qu’elles demeureront essentielles pour accompagner la transition énergétique durant les décennies à venir.

Mohand S

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