Oran

EHU 1e novembre 1954 : prévenir pour mieux vivre

La ville d’Oran abrite la semaine dédiée à la prévention de la santé, organisée par l’Etablissement Hospitalier Universitaire 1e Novembre 1954, illustrant l’engagement constant de l’établissement en faveur d’une culture préventive et d’une médecine proactive.

Selon le directeur général de l’institution, Rabah Barr, cette initiative reflète la volonté de renforcer la sensibilisation des citoyens sur l’importance de préserver leur bien-être physique et psychique avant l’apparition de maladies.
L’objectif principal de cette campagne est, a-t-il ajouté, d’inciter les citoyens à adopter des comportements sains, à travers la promotion de diagnostics précoces, jugés essentiels pour limiter l’évolution de pathologies chroniques et leurs complications. L’accent est mis sur les risques associés à l’obésité, le tabagisme et l’usage non contrôlé de médicaments, autant de facteurs pouvant affecter directement la qualité de vie. Durant cette semaine nationale, une série de conférences et d’ateliers éducatifs seront animés par une équipe médicale pluridisciplinaire. Les participants bénéficieront de conseils pratiques et de recommandations scientifiques visant à orienter leur mode de vie vers des habitudes plus saines, notamment l’activité physique régulière et l’alimentation équilibrée. L’accent sera également mis sur l’importance de consulter les spécialistes dès les premiers signes de dérèglements métaboliques ou hormonaux.
Le Dr Mohamed Mahi Eddine, spécialiste en endocrinologie et diabétologie, a souligné que l’obésité n’est plus uniquement un problème esthétique, mais une maladie à part entière, avec des répercussions majeures sur le système cardiovasculaire, la tension artérielle, le métabolisme du sucre et même la santé mentale. Il a insisté sur le rôle fondamental du dépistage précoce pour intervenir avant toute complication, notamment en cas de déséquilibres hormonaux ou de pathologies thyroïdiennes. La réussite de ces initiatives repose sur la mobilisation conjointe des citoyens et des institutions. La prévention implique un effort collectif : promouvoir la culture du bien-être, encourager le dépistage régulier et fournir un accès approprié aux soins. La synergie entre traitement médical, soutien psychologique, conseils nutritionnels et activité physique constitue, selon les experts, la clé d’une prise en charge efficace et durable de l’obésité.
Le Dr Taifa Djamila, médecin généraliste et cheffe de la médecine interne, a ajouté que la gestion de l’obésité ne se limite pas à la correction alimentaire. Elle nécessite une coordination complète des équipes médicales spécialisées afin d’assurer un suivi continu et adapté à chaque patient. L’association de programmes nutritionnels personnalisés, de suivi psychologique et d’activité physique régulière permettrait d’atteindre des résultats pérennes et d’améliorer durablement la qualité de vie. Cette semaine nationale illustre également le rôle central de l’hôpital universitaire dans la promotion de la prévention comme première ligne de défense contre les maladies.
Le slogan retenu pour cette édition, « Préservons notre santé en adoptant des habitudes saines », résume l’approche globale : sensibiliser toutes les couches de la société, simplifier les concepts médicaux et rendre les informations accessibles et applicables au quotidien. En mobilisant la population et en encourageant la participation active aux campagnes de prévention, l’institution souligne que la santé repose sur des choix éclairés et sur une action collective, plaçant la prévention au cœur des priorités pour affronter les défis sanitaires actuels et futurs.

Nassim.H

 

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