Oran Aujourd'hui

Opérations d’aménagement et d’embellissement : un autre défi en cours…

Nul ne peut nier que, depuis ces cinq dernières années, la wilaya d’Oran connaît une certaine dynamique en matière d’aménagement et d’entretien du cadre de vie collectif. Les projets et opérations se multiplient pour « éradiquer les points noirs », améliorer le paysage urbain, entretenir les réseaux et lutter contre les dérives urbaines persistantes ainsi que les infractions aux règles d’occupation de l’espace public.
Dans le même élan, les autorités locales affichent une volonté accrue de contrôle et de suivi, insistant sur la qualité des travaux et le respect des délais. Il y a quelques jours, une réunion a ainsi été consacrée à l’étude d’un projet de réhabilitation et d’embellissement du pont Zabana, situé sur l’un des axes majeurs de la ville. Un exposé détaillé a été présenté au wali par un bureau d’études, proposant plusieurs pistes visant à valoriser l’image urbaine et l’esthétique de cet ouvrage stratégique. Le wali a souligné la nécessité d’embellir les espaces publics environnants, tout en appelant à intégrer une dimension artistique forte dans les aménagements envisagés, afin de refléter l’identité historique et culturelle d’Oran.
Dans cette même approche, une visite a été effectuée au niveau du rond-point « El Bahia », où un projet piloté par l’Agence de gestion et de régulation foncière serait en cours de travaux, dans le cadre d’un programme destiné à moderniser les accès de la ville et les principaux axes de circulation. Les opérations annoncées concernent notamment l’enfouissement des câbles et réseaux dans des tranchées souterraines, ainsi que l’aménagement paysager avec des allées de mobilité et des plantations. «Mieux vaut tard que jamais» lâchent certaines voix locales, nourries il est vrai par les vieilles décennies de laxisme et de renoncement.
Une longue période durant laquelle même des projets emblématiques d’espaces verts et de jardins urbains ont été livrés dans des conditions telles qu’ils nécessitent aujourd’hui des opérations de « correction » et de réhabilitation. Le Jardin méditerranéen, le Jardin de la Nation arabe, ou encore d’autres espaces de promenade censés structurer le paysage urbain, offrent encore trop souvent le spectacle d’un abandon chronique, voire d’une véritable clochardisation.
Malgré les multiples tentatives de remise à niveau, certains sites continuent de refléter cette gestion aléatoire et hésitante, à l’image du jardin des Plantes de M’dina Jdida ou de la Promenade Benbadis (ex-Létang). L’entretien des grands axes routiers, des trottoirs, des ronds-points aux entrées de la ville, de l’éclairage public et des aménagements paysagers relèvent pourtant de missions municipales élémentaires, qui devraient s’inscrire dans une action continue, cohérente et durable des collectivités locales. Car au-delà de l’image d’une métropole méditerranéenne que l’on souhaite attractive, c’est bien le confort et la qualité de vie quotidienne des citoyens qui sont en jeu.
Mais à force d’interventions ponctuelles, souvent dictées par l’urgence ou l’effet d’annonce, la ville peine à construire une véritable vision urbaine cohérente.

Par S.Benali

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