La paix avant l’apocalypse
La question pouvait paraître saugrenue il y a quelques semaines de celà, mais aujourd’hui beaucoup de cercles n’hésitent pas à la mettre sur la table. Cette succession de crises et de conflits qui secouent le monde, peut-elle faire basculer la planète dans un conflit mondial? La question est sérieusement posée, car les ondes du conflit ukrainien, suivi de celui du génocide sioniste à Ghaza, et maintenant le gigantesque imbroglio de la guerre en Iran, ne font que creuser les fossés entre les superpuissances mondiales.
Trop de divergences sont montées à la surface, et trop d’intérêts sont touchés par les derniers développements pour que tous les scénarios soient possibles et ne relèvent plus de l’utopie. A cause du blocus du détroit d’Ormuz, imposé par les Iraniens et les Américains, l’économie mondiale est en train de traverser la pire crise de son histoire. Et ce n’est là que le début, car les conséquences seront bien plus désastreuses dans les mois à venir. Les économies des Chinois, des Russes, des Européens et des pays du Golfe se dirigent vers l’asphyxie totale, alors que dans d’autres continents comme en Afrique plusieurs pays sont menacés, selon différents experts, de connaître la pire des famines.
Le monde est en train de basculer dans l’inconnu et il est sûr, que beaucoup de pays n’assisteront pas à leur perte économique sans rien tenter. Alors ce sera soit en invoquant la force à leur tour, soit en faisant le forcing pour que la paix soit établie et que les armes se taisent une bonne fois pour toute au Moyen-Orient. Et cela ne peut intervenir, au-delà du règlement du conflit iranien, qu’en réglant le problème central de cette partie du monde, à savoir la question palestinienne en imposant à Israël le respect du droit international et l’acceptation des résolutions de l’ONU. Car le Moyen-Orient ne connaîtra jamais de paix si la solution à deux États n’est pas acceptée et exécutée par toutes les parties.
La conjoncture actuelle est des plus explosives et si les hostilités reprennent, il faut s’attendre au pire des scénarios, surtout avec la menace iranienne de mettre à néant toute l’industrie énergétique, pétrole comme gaz, des pays du Golfe. La menace est sérieuse et le monde se doit de réfléchir à l’apocalypse qui semble guetter toute la population mondiale. En définitive, rien ne se réglera par la force, et il est plus que temps de travailler consciencieusement et sincèrement à l’instauration d’une paix réelle et durable dans cette région, et au-delà dans le monde entier.
Par Abdelmadjid Blidi