EDITO

La numérisation est un combat

L’Algérie éprouve des difficultés à faire le saut numérique, indispensable pour en finir avec les tares d’une gestion approximative. Ce constat, pour dur qu’il soit, est réaliste. Le président de la République a ouvertement dénoncé les retards dans la numérisation de nombreux services de l’Etat. Au moment où beaucoup de pays de même niveau de développement que l’Algérie ont bel et bien saisi l’importance du développement des technologies de la communication et de l’information, il est encore des secteurs, pour le moins, névralgiques et nécessaire au bon fonctionnement de l’économie et pas mal de services publics, encore exclus des retombées technologiques en matière de numérisation. Cela revient à constater la peine quotidienne des citoyens et des opérateurs économiques à avancer dans leurs projets. L’on est donc obligé d’admettre que la révolution numérique tant attendue et souhaitée par le président de la République n’est pas sérieusement à l’ordre du jour.

Au moment où d’autres pays s’engagent résolument dans le développement de cet outil d’une extrême importance pour toute la société et principal garant d’un développement économique harmonieux, certains ministères traînent encore la patte et avancent à pas de tortue. Il en est même, parmi les fonctionnaires, qui tentent de gagner du temps en distillant des informations improbables au public. Ils cultivent l’immobilisme.

En tergiversant et en créant de faux problèmes pour « amuser la galerie », des responsables censés avoir réalisé certains chantiers numériques dans leurs départements respectifs  travaillent, au contraire, à enfoncer le pays dans l’obscurité du sous-développement. Il faut bien se rendre à l’évidence que la prospérité n’est pas prioritairement rattachée aux recettes que génère la rente pétrolière, mais bien à la qualité de vie des citoyens et aux perspectives qu’offre leur économie.  Or, à voir la manière dont fonctionnent certaines administrations, force est de constater que le pays souffre encore de la bureaucratie.

Disons-le donc clairement : cette panne dans la machine numérique du pays est le fait exclusif de certains gestionnaires. En d’autres termes, c’est une erreur humaine. Et tout ce qui se rapporte à l’homme est rattrapable à condition que l’on se dote d’une stratégie digne de ce nom. A ce propos, le chef de l’Etat a montré la voie et a fortement insisté sur le caractère stratégique du franchissement de l’étape numérique. La mission n’est pas si complexe que veulent nous faire croire certains bureaucrates. Aussi, il est impératif que tout le monde sache, une bonne fois pour toute, que le développement des TIC est une donne incontournable, si l’on veut un jour rattraper le train du développement durable. Les Algériens s’en tiennent à la promesse solennelle du président Tebboune. Il a toujours tenu ses promesses. Il atteindra cet objectif…

Par Nabil.G

Articles similaires

Voir Aussi
Fermer
Bouton retour en haut de la page