
Commémoration des Massacres du 8 mai 1945 à Sétif : le ministre des Moudjahidine participe à la marche de la mémoire et de la fidélité
Plusieurs centaines de citoyens de Sétif, en tête desquels le ministre des Moudjahidine et des Ayants droit, Abdelmalek Tacherift, les représentants des autorités locales civiles et militaires, de la famille révolutionnaire et des acteurs de la société civile, ont participé, vendredi à «la marche de la Mémoire et de la fidélité» à l’occasion de la commémoration de la Journée nationale de la mémoire et des massacres perpétrés le 8 mai 1945 par le colonisateur français contre des manifestants à Sétif, Guelma et Kherrata (Béjaïa).
La marche s’est ébranlée devant la mosquée Abou Dhar El Ghafari pour atteindre la stèle commémorative érigée à la mémoire de Saâl Bouzid, premier Martyr à tomber lors de ces manifestations sous les balles de la police française. La marche, qui se voulait pacifique, avait réuni, il y a 81 ans, des milliers d’Algériens revendiquant leur droit à l’indépendance et à la liberté, mais qui avaient été sauvagement réprimés donnant lieu à de véritables massacres qui figurent à ce jour parmi les plus sanglants de l’époque moderne.
La procession commémorative, formée de centaines de citoyens de tous âges, de groupes de scouts musulmans algériens (SMA) et d’enfants brandissant des emblèmes nationaux a sillonné l’avenue du 1er-Novembre avant d’atteindre l’avenue du 8-Mai 1945 où se trouve la stèle frappée de l’effigie de Saâl Bouzid au pied de laquelle une gerbe de fleurs a été déposée avant la lecture de la Fatiha du Saint Coran en hommage à ce héros et à tous les Martyrs. Non loin de là, des dizaines d’écoliers ont entonné, dans un silence respectueux, des chants patriotiques qui ont conféré une grande charge émotionnelle à l’ambiance recueillie qui enveloppait cette partie de la capitale des Hauts plateaux.
Le ministre des Moudjahidine et des Ayants droit, accompagné des autorités civiles et militaires de la wilaya, de membres de la famille révolutionnaire et d’acteurs de la société civile, s’était auparavant rendu au cimetière de Sidi Saïd de la cité Bouaroua, connu pour abriter une fosse commune où il s’est recueilli à la mémoire de tous ceux qui ont donné leur sang pour que l’Algérie vive libre et indépendante.



