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Accidents domestiques durant l’Aïd : les urgences sous pression

À l’occasion des deux premiers jours de l’Aïd El-Adha, le service des urgences médico-chirurgicales du Centre hospitalo-universitaire 1er Novembre 1954 de l’USTO a enregistré une affluence particulièrement élevée de patients, majoritairement victimes d’accidents liés aux rites du sacrifice et aux habitudes alimentaires propres à cette période.

Selon les données communiquées par l’établissement, plus de 62 cas d’urgence, de gravité variable, ont été pris en charge en l’espace de 48 heures. Une mobilisation soutenue des équipes médicales et paramédicales a permis d’assurer une prise en charge rapide, conformément aux protocoles en vigueur, en fonction du degré d’urgence de chaque situation. Le pic d’activité a été observé le premier jour de l’Aïd, avec plus de 48 admissions recensées. Les blessures liées à l’utilisation d’objets tranchants, notamment les couteaux utilisés lors du sacrifice , représentent la majorité des cas. Ces traumatismes vont de simples coupures superficielles à des plaies profondes ayant nécessité des sutures délicates au sein du service des urgences. D’autres patients ont été traités par des soins de désinfection et de pansement, avec parfois une mise sous surveillance médicale pour prévenir d’éventuelles complications. Le docteur Ali Yahiaoui, chef du service des urgences mobiles et de réanimation, souligne que la répétition de ce type d’accidents chaque année s’explique principalement par une mauvaise manipulation des outils de découpe et un manque de précautions élémentaires. L’absence d’équipements de protection et le non-respect des règles de sécurité lors de la manipulation de la viande aggravent ces risques. Au-delà des blessures physiques, les services hospitaliers ont également enregistré plusieurs troubles digestifs le deuxième jour de l’Aïd. Environ cinq cas ont été recensés, principalement liés à une consommation excessive de viande rouge et d’aliments riches en matières grasses. Les patients ont présenté des symptômes tels que douleurs abdominales, indigestions et troubles intestinaux, touchant particulièrement les personnes les plus vulnérables. Par ailleurs, quatre autres cas de blessures ont été signalés lors des opérations de découpe de la viande, confirmant la persistance des comportements à risque. En parallèle, entre quatre et cinq patients atteints de maladies chroniques, notamment l’hypertension artérielle et le diabète, ont vu leur état de santé se dégrader. Ces complications sont souvent liées à un déséquilibre alimentaire et à une irrégularité dans la prise de traitement durant cette période. Face à cette situation, les responsables de l’établissement ont assuré que l’ensemble des services hospitaliers sont restés pleinement mobilisés tout au long de l’Aïd afin de garantir une prise en charge optimale et continue de tous les patients.

Yacine Redjami

 

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