EDITO

Une guerre qui échappe à tout contrôle

Donald Trump a envoyé encore une fois son secrétaire à la Guerre, Pete Hegseth, pour demander au Congrès une rallonge budgétaire, jugée nécessaire par l’administration américaine, pour continuer la guerre en Iran. Une guerre qui a déjà consommé 37 milliards de dollars, mais qui se sont avérés encore insuffisants pour faire la différence. Désormais Hegseth veut plus d’argent pour faire le job. L’administration américaine a ainsi demandé une rallonge budgétaire d’urgence de 67 milliards de dollars pour le Pentagone. Une somme qui s’inscrit dans une demande globale de 87,5 milliards destinée prioritairement à faire face aux coûts de plus en plus importants de cette guerre qui n’en finit pas contre l’Iran.
Un autre effort de guerre, alors que l’opinion publique américaine rejette de plus en plus cet autre front d’un conflit qui complique encore plus la situation économique du pays, avec des prix du carburant au sommet et une inflation qui ne cesse de grimper. Mais aussi et surtout des pertes humaines qui fragilisent le président Trump à quelque mois des élections de mi-mandat. Depuis le 28 février, début des hostilités, ce sont 17 soldats américains qui ont été tués, alors que Trump a tout fait pour éviter des morts dans les rangs de l’armée américaine. Mais Trump ne change pas de ligne, et continue d’abreuver le monde de ses déclarations dont la dernière à été de menacer l’Iran “d”une attaque massive plus importante que toute les autres “.
Mais ces menaces ne semblent pas trop troubler les Iraniens qui ont répondu qu’ils continueront à frapper les cibles américaines dans la région du Moyen-Orient aussi longtemps que les Etats-Unis continueront leurs attaques contre l’Iran.
Une surenchère guerrière qui ne s’est jamais arrêtée depuis le 28 février dernier, à l’exception de ces quelques jours d’un cessez-le-feu éphémère et d’un mémorandum d’accord ambigu et qui a, lui aussi, vite volé en éclats. Un conflit qui , par ailleurs, ne cesse de s’étendre à d’autres pays, et qui a connu un développement dangereux après l’attaque des Houthis yéménites contre deux pétroliers saoudiens en mer Rouge. Un acte condamné par plusieurs pays qui ont apporté leur soutien à Ryadh et qui risque de compliquer une situation déjà très compliquée.
Cette guerre est en train de connaître des développements des plus dangereux. Et comme l’a si bien souligné le secrétaire général de l’ONU, “ elle est en train d”échapper à tout contrôle. “ Et à Guterres de demander que “Les combats doivent cesser partout et la liberté de navigation doit être rétablie”, Mais on sait que pour le moment cette voix, comme toutes les autres voix de la paix, reste malheureusement inaudible.

Par Abdelmadjid Blidi

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