
L’ambassadeur de la République sahraouie en Algérie, M. Khatri Adouh Khatri : l’Algérie œuvre constamment à maintenir vivante dans les mémoires la cause du peuple sahraoui
Dans une allocution prononcée à l’ouverture d’un colloque scientifique sur le thème: «Question du Sahara occidental : racines historiques, situation actuelle et perspectives à la lumière des mutations internationales», organisé par l’Institut national d’études de stratégie globale (INESG) en coordination avec le Centre sahraoui d’études stratégiques, M. Adouh a précisé que cette position «puise sa source dans l’esprit et les principes de la glorieuse Révolution de Novembre» et incarne «la doctrine de la libération et de la liberté à laquelle le peuple algérien frère a cru, pour laquelle il s’est sacrifié et à laquelle il est resté attaché».
Cette rencontre vient «confirmer et réitérer la position forte de l’Algérie sous la conduite du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune», a ajouté l’amabassadeur estimant que ce colloque représente «un apport riche à l’analyse, à la recherche et à l’éclairage sur la lutte du peuple sahraoui, son parcours de libération et sa juste cause qui dure depuis plus de soixante-dix ans».
De son côté, la représentante du ministère des Affaires étrangères, directrice générale de la veille stratégique, de l’anticipation et de la gestion des crises, Mme Nassima Baghli, a indiqué que la position de l’Algérie sur la question du Sahara occidental «a toujours été cohérente et claire», étant une question de décolonisation, soulignant que son règlement «doit impérativement passer par l’exercice, par le peuple sahraoui, de son droit à l’autodétermination conformément à la charte pertinente des Nations unies».
Le directeur général de l’INESG, M. Abdelaziz Medjahed, a, pour sa part, affirmé que le riche programme du colloque permettra d’étudier la question du Sahara occidental sous ses différents aspects, de rappeler fidèlement son histoire et d’ouvrir le débat sur les différentes visions et analyses qui s’y rapportent.
Cette rencontre constitue une occasion d’examiner en profondeur le dossier de la question sahraouie, la qualifiant de «cause de conscience», a-t-il ajouté précisant qu’il «ne s’agit pas seulement de la cause du peuple sahraoui, mais de celle de tous les hommes libres à travers le monde».
Pour sa part, le président du Centre sahraoui d’études stratégiques, Sidi Mohamed Aba Mohamed, a déclaré que la question du Sahara occidental «demeure une question de décolonisation inscrite à l’ordre du jour des Nations unies», appelant à accélérer la mise en œuvre des résolutions de la légalité internationale et à permettre au peuple sahraoui d’exercer son droit à l’autodétermination.



