Oran Aujourd'hui
La nécessaire transformation de certaines pratiques et comportements
La nécessaire transformation de certaines pratiques et comportements
La réunion de coordination présidée en début de semaine par le wali d’Oran n’avait rien d’une rencontre administrative ordinaire. En consacrant une large part des travaux à l’évaluation de l’état d’avancement des projets inscrits au programme 2026 et en renouvelant des instructions fermes concernant la propreté, l’hygiène, la protection de l’environnement et l’amélioration du cadre de vie, le chef de l’exécutif de wilaya a clairement réaffirmé une orientation : celle d’une gouvernance locale davantage fondée sur le suivi, l’efficacité et la responsabilité. Depuis plusieurs mois, il faut reconnaître que cette volonté se traduit sur le terrain par une activité soutenue.
Les opérations de nettoiement se multiplient, les campagnes de récupération des espaces publics se poursuivent, les constructions illicites sont régulièrement démolies, les services communaux sont davantage sollicités et plusieurs projets d’infrastructures font l’objet d’un suivi rapproché. Cette mobilisation témoigne d’une détermination réelle à remettre progressivement de l’ordre dans une ville qui, pendant de longues années, voire des décennies, a souffert autant du manque d’entretien que du laxisme et du déficit de coordination entre les différents intervenants. Pour autant, cette dynamique ne saurait occulter une réalité plus complexe.
Car restaurer l’ordre urbain ne consiste pas seulement à multiplier les instructions ou à lancer des opérations ponctuelles. Le véritable défi réside aussi dans la capacité des institutions locales à transformer durablement les pratiques et comportements administratifs autant que les pratiques citoyennes. Or c’est précisément là que les difficultés apparaissent. Les réticences au changement demeurent perceptibles dans de nombreux secteurs. Certaines structures continuent de fonctionner selon des méthodes héritées d’une administration plus préoccupée par la gestion quotidienne que par l’anticipation.
Les délais d’exécution restent souvent excessifs. Les coordinations entre directions techniques demeurent imparfaites. Des projets pourtant prioritaires connaissent encore des ralentissements difficilement explicables, tandis que certains marchés publics peinent à respecter les calendriers annoncés. Cette lenteur n’est pas seulement une question de procédures. Elle traduit souvent une culture administrative où l’obligation de résultat peine encore à remplacer la simple obligation de moyens. La propreté constitue un exemple particulièrement révélateur.
Les campagnes de nettoiement donnent des résultats visibles dans plusieurs quartiers. Mais quelques jours suffisent parfois pour voir souvent réapparaître les mêmes dépôts sauvages, les mêmes gravats ou les mêmes déchets ménagers abandonnés au bord des routes. Les services publics interviennent, les citoyens observent… puis certains recommencent. Cette succession d’efforts suivis de rechutes montre que la question dépasse largement les capacités matérielles des collectivités locales.
Elle renvoie à une responsabilité partagée où l’éducation civique, la sensibilisation permanente et l’application rigoureuse de la réglementation deviennent aussi importantes que les moyens techniques mobilisés. La même observation peut être faite concernant l’occupation anarchique de l’espace public. Chaque opération destinée à libérer un trottoir, à réorganiser un marché ou à récupérer une emprise publique suscite presque toujours des résistances. Les intérêts particuliers entrent rapidement en conflit avec l’intérêt général. Les habitudes acquises pendant des années rendent toute réforme plus difficile qu’elle ne devrait l’être.
Pourtant, une ville ne peut fonctionner durablement si chacun impose ses propres règles. L’autre enjeu majeur demeure le suivi des projets. Oran ne manque ni de programmes ni d’ambitions. Les investissements engagés ces dernières années témoignent d’une volonté manifeste de moderniser les infrastructures, d’améliorer les équipements publics et d’accompagner la croissance urbaine.
Mais l’expérience a appris aux Oranais que l’annonce d’un projet ne constitue jamais une garantie de son aboutissement dans les délais. C’est pourquoi le suivi permanent décidé par le wali apparaît aujourd’hui comme une nécessité. Un chantier ne doit plus seulement être inauguré ; il doit être conduit jusqu’à son achèvement dans le respect des coûts, des délais et de la qualité attendue. La crédibilité de l’action publique dépend désormais autant de la réalisation effective des projets que de leur programmation.
Les opérations de nettoiement se multiplient, les campagnes de récupération des espaces publics se poursuivent, les constructions illicites sont régulièrement démolies, les services communaux sont davantage sollicités et plusieurs projets d’infrastructures font l’objet d’un suivi rapproché. Cette mobilisation témoigne d’une détermination réelle à remettre progressivement de l’ordre dans une ville qui, pendant de longues années, voire des décennies, a souffert autant du manque d’entretien que du laxisme et du déficit de coordination entre les différents intervenants. Pour autant, cette dynamique ne saurait occulter une réalité plus complexe.
Car restaurer l’ordre urbain ne consiste pas seulement à multiplier les instructions ou à lancer des opérations ponctuelles. Le véritable défi réside aussi dans la capacité des institutions locales à transformer durablement les pratiques et comportements administratifs autant que les pratiques citoyennes. Or c’est précisément là que les difficultés apparaissent. Les réticences au changement demeurent perceptibles dans de nombreux secteurs. Certaines structures continuent de fonctionner selon des méthodes héritées d’une administration plus préoccupée par la gestion quotidienne que par l’anticipation.
Les délais d’exécution restent souvent excessifs. Les coordinations entre directions techniques demeurent imparfaites. Des projets pourtant prioritaires connaissent encore des ralentissements difficilement explicables, tandis que certains marchés publics peinent à respecter les calendriers annoncés. Cette lenteur n’est pas seulement une question de procédures. Elle traduit souvent une culture administrative où l’obligation de résultat peine encore à remplacer la simple obligation de moyens. La propreté constitue un exemple particulièrement révélateur.
Les campagnes de nettoiement donnent des résultats visibles dans plusieurs quartiers. Mais quelques jours suffisent parfois pour voir souvent réapparaître les mêmes dépôts sauvages, les mêmes gravats ou les mêmes déchets ménagers abandonnés au bord des routes. Les services publics interviennent, les citoyens observent… puis certains recommencent. Cette succession d’efforts suivis de rechutes montre que la question dépasse largement les capacités matérielles des collectivités locales.
Elle renvoie à une responsabilité partagée où l’éducation civique, la sensibilisation permanente et l’application rigoureuse de la réglementation deviennent aussi importantes que les moyens techniques mobilisés. La même observation peut être faite concernant l’occupation anarchique de l’espace public. Chaque opération destinée à libérer un trottoir, à réorganiser un marché ou à récupérer une emprise publique suscite presque toujours des résistances. Les intérêts particuliers entrent rapidement en conflit avec l’intérêt général. Les habitudes acquises pendant des années rendent toute réforme plus difficile qu’elle ne devrait l’être.
Pourtant, une ville ne peut fonctionner durablement si chacun impose ses propres règles. L’autre enjeu majeur demeure le suivi des projets. Oran ne manque ni de programmes ni d’ambitions. Les investissements engagés ces dernières années témoignent d’une volonté manifeste de moderniser les infrastructures, d’améliorer les équipements publics et d’accompagner la croissance urbaine.
Mais l’expérience a appris aux Oranais que l’annonce d’un projet ne constitue jamais une garantie de son aboutissement dans les délais. C’est pourquoi le suivi permanent décidé par le wali apparaît aujourd’hui comme une nécessité. Un chantier ne doit plus seulement être inauguré ; il doit être conduit jusqu’à son achèvement dans le respect des coûts, des délais et de la qualité attendue. La crédibilité de l’action publique dépend désormais autant de la réalisation effective des projets que de leur programmation.
— Par S.Benali