
Algérie-Tanzanie : vers un partenariat solide dans l’industrie pharmaceutique
Le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Ouassim Kouidri, a reçu au siège de son département ministériel, durant la journée d’hier l’ambassadeur de la Tanzanie en Algérie, Mobhare Holmes Matiny. Les discussions entre les deux parties ont porté sur les perspectives de renforcement de la coopération bilatérale dans les secteurs de l’industrie pharmaceutique et des dispositifs médicaux. Cette rencontre a permis aux deux responsables d’examiner les opportunités de développement des échanges commerciaux et des partenariats entre l’Algérie et la Tanzanie dans le domaine pharmaceutique. Les discussions interviennent dans un contexte marqué par un intérêt croissant de la Tanzanie pour l’expérience algérienne et les capacités développées par le pays en matière de production pharmaceutique, de réglementation et de contrôle des médicaments. Les deux parties ont notamment évoqué le mémorandum d’entente conclu entre l’Agence nationale des produits pharmaceutiques (ANPP) et son homologue tanzanienne.
Cet accord vise à établir un cadre de coopération institutionnelle permettant notamment de renforcer les échanges d’expertise dans les domaines de la réglementation et du contrôle des produits pharmaceutiques. Il doit également contribuer à faciliter l’enregistrement réciproque des médicaments entre les deux pays. Pour les deux pays, ce mécanisme constitue ainsi un levier pour intensifier les échanges dans le secteur et faciliter l’accès des produits pharmaceutiques aux marchés respectifs.
Dans le prolongement de cette coopération, les préparatifs d’une visite de travail en Tanzanie d’une délégation du secteur pharmaceutique algérien, prévue en octobre prochain, ont également été abordés. Cette mission devrait permettre d’identifier de nouvelles opportunités de partenariat et d’investissement, mais également d’examiner les possibilités de transfert du savoir-faire et de l’expertise algériens au profit de l’industrie pharmaceutique tanzanienne. La production, dans les unités industrielles algériennes, de médicaments destinés au marché tanzanien figure également parmi les pistes examinées, en fonction des besoins exprimés par la partie tanzanienne. La formation des ressources humaines et le transfert de compétences devraient également occuper une place importante dans cette dynamique de coopération. L’objectif est notamment de contribuer au renforcement des capacités locales en Tanzanie et de favoriser la mise en place de partenariats industriels durables entre les opérateurs des deux pays.
À l’issue de la rencontre, les deux parties ont insisté sur la nécessité de poursuivre la coordination et le travail conjoint afin de concrétiser les opportunités identifiées. Cette coopération pourrait ainsi ouvrir de nouvelles perspectives aux échanges pharmaceutiques entre l’Algérie et la Tanzanie, tout en contribuant, plus largement, au renforcement des capacités industrielles africaines et à la consolidation de la sécurité et de la souveraineté pharmaceutiques du continent.
Mohand S



