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Brahim Merad : le président de la République accorde un intérêt particulier aux régions frontalières

Le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire,  Brahim Merad, a affirmé, lundi à Alger, que le président de la République,  Abdelmadjid Tebboune accordait un intérêt particulier aux régions frontalières, à travers l’élaboration de programmes pour leur développement et l’amélioration des conditions de vie de leurs habitants.

Les frontières peuvent constituer un lien de prospérité entre deux pays. Entre l’Algérie et la Tunisie, les deux gouvernements s’efforcent d’en faire des lieux de coopération et de solidarité. C’est en substance le vœu  formulé, hier, par le ministre de l’Intérieur, Brahim Merad, qui recevait son homologue tunisien, Kamel Feki, dans le cadre des travaux de la 1ère session de la Commission bilatérale de promotion et de développement des régions frontalières algéro-tunisiennes. Et comme pour souligner le caractère prioritaire de cette coopération, M.Merad  a rappelé l’intérêt qu’accorde le président Tebboune aux régions frontalières. Cela s’est d’ailleurs traduit par l’élaboration de programmes pour leur développement et l’amélioration des conditions de vie de leurs habitants, a insisté le ministre de l’Intérieur.

Pour M. Merad ces régions «jouissaient d’un intérêt particulier de la part du président de la République, qui veille à la mise en place de programmes diversifiés pour leur développement et l’amélioration des conditions de vie de leurs habitants afin de réduire les disparités et de corriger les lacunes enregistrés».

Dans cette perspective et en application des «grandes orientations contenues dans le Schéma national d’aménagement du territoire (SNAT), le Gouvernement procède à l’élaboration d’études et de programmes liés au développement des régions frontalières dans un cadre concerté élargi aux différents partenaires et acteurs aux niveaux, central et local».

Rappelant les relations bilatérales profondes qui «remontent à l’histoire héroïque commune des deux peuples frères», M. Merad a souligné la nécessité de «développer ces régions, vu leur importance dans la mobilité des individus et les échanges commerciaux, de manière à permettre aux deux pays de s’adapter aux défis du développement».

Il a ajouté que la commission bilatérale de développement et de promotion des régions frontalières, créée en octobre dernier revêtait «un caractère stratégique» pour les deux pays, car constituant «un cadre efficace de création des opportunités de partenariat et d’exploitation idoine des potentialités de ces régions». Cette initiative est «le prolongement du bilan d’une coopération fructueuse à tous les niveaux, en consécration de la volonté commune des dirigeants des deux pays, le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune et son frère tunisien, M. Kais Saied, ainsi que de leur démarche inlassable en vue de promouvoir la coopération bilatérale, notamment après la dernière visite effectuée par le Président Tebboune en Tunisie, pays frère, en décembre 2021», a rappelé M. Merad.

A cette occasion, le ministre a appelé les walis à «focaliser sur la cristallisation de projets déterminés et réalisables selon une approche

commune et équilibrée, conformément aux résultats de la réunion des walis des wilayas frontalières, tenue en 2018 en Tunisie». Il a, en outre, mis l’accent sur la nécessité de «s’intéresser à l’axe du développement commun des secteurs vitaux, tels que la santé, l’agriculture et le tourisme», soulignant que la coopération dans le domaine de la santé végétale et animale au niveau de ces régions «est indispensable, d’où la nécessité de la coordination totale et permanente entre les deux parties».

Par ailleurs, M. Merad a souhaité voir les travaux de cette session couronnés par des recommandations «pratiques, de qualité et réalisables, en prenant compte en premier lieu des exigences et des aspirations des habitants de ces régions et de tout ce qui est à même de booster leur développement socio-économique».

Le ministre a estimé «primordial pour garantir l’efficacité de l’approche de développement, de sécuriser nos régions frontalières communes» et de les protéger contre les nouvelles menaces sécuritaires, notamment la migration clandestine, et ce en intensifiant la concertation et la coordination, conformément à la teneur de l’accord sécuritaire signé entre les deux pays en mars 2017»,  a affirmé M. Merad.

Yahia Bourit

 

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