
Dans ses dernières prévisions pour 2026 : le FMI confirme la robustesse de l’économie algérienne
La confirmation par le FMI des prévisions de croissance pour l’Algérie intervient dans un contexte mondial où l’incertitude et la baisse des perspectives économiques dominent, notamment en Europe et dans les pays du Golfe.
Le Fonds Monétaire International (FMI) a confirmé ses prévisions de croissance économique pour l’Algérie, estimant une progression de 3,8% en 2026. Cette annonce intervient dans un contexte mondial particulièrement tendu, marqué par une forte dégradation des perspectives économiques en Europe et dans les pays du Golfe, en raison des tensions géopolitiques liées à la guerre en Iran. Alors que de nombreux pays en Europe et dans la péninsule arabique voient leur croissance revue à la baisse, dans la région Moyen Orient Afrique du nord (MENA) l’Algérie semble faire exception, bénéficiant d’un contexte plus favorable.
Les nouvelles projections du FMI, publiées mardi dans le cadre de la présentation du rapport sur les «Perspectives de l’économie mondiale», mettent en lumière cette divergence. Sur leur site officiel, les responsables du FMI indiquent que l’économie algérienne devrait continuer sa trajectoire ascendante, avec une croissance de 3,8% en 2026, contre une prévision antérieure de 2,9% en octobre 2025, soit une hausse de 0,9 point. Cette amélioration témoigne de la résilience économique de l’Algérie face aux turbulences mondiales. Il est important de souligner que, dans le contexte mondial, les prévisions pour plusieurs grandes économies ont été revues à la baisse. En Europe, par exemple, la croissance est désormais estimée à environ 1,2% pour 2026, en raison de la persistance des tensions en Ukraine et des sanctions économiques qui pèsent sur la croissance, complexifiées par l’intervention américano-israélienne contre l’Iran. Dans la région du Golfe, les prévisions ont également été revues à la baisse à cause des répercussions du conflit en Iran, qui affectent la stabilité et les investissements dans la région.
Malgré ces vents contraires, l’économie algérienne maintient une dynamique positive. La croissance prévue à 4,1% dans la dernière loi de finances reste une cible atteignable, selon les analystes, grâce notamment à la stabilité de ses secteurs pétrolier et gazier, qui constituent la colonne vertébrale de l’économie nationale. La diversification économique et les investissements dans les infrastructures ont également contribué à renforcer la résilience du pays. Ce contexte global, marqué par une instabilité accrue, met en évidence la particularité de l’Algérie. Alors que l’Europe et le Golfe subissent les effets de la guerre en Iran, qui amplifie l’incertitude économique et freine la croissance, l’Algérie semble tirer parti de ses ressources naturelles et de ses politiques économiques pour résister à ces chocs extérieurs. La confirmation de la croissance à 3,8% en 2026 par le FMI témoigne de cette situation favorable, qui pourrait renforcer la position de l’Algérie sur la scène régionale et internationale. En résumé, la confirmation par le FMI des prévisions de croissance pour l’Algérie intervient dans un contexte mondial où l’incertitude et la baisse des perspectives économiques dominent, notamment en Europe et dans les pays du Golfe. La résilience de l’économie algérienne, soutenue par ses ressources naturelles et ses réformes internes, lui permet de continuer à progresser, en contraste avec la morosité ambiante mondiale.
Nadera Belkacemi



