La sale guerre
Quelques jours seulement après avoir perpétré des actes de torture innommables contre des militants pacifistes, dont le seul « crime » était d’apporter une aide humanitaire à la population de Ghaza, le sinistre génocidaire, Natanyahou, annonce avoir donné l’ordre à son armée d’annexer 75 % de l’enclave palestinienne. Ce personnage se comporte désormais comme le maître incontesté de toute la région, agissant avec le soutien de la plus grande puissance militaire mondiale. Pourtant, cette agression se fait contre la volonté du peuple américain et de l’ensemble de l’humanité.
Sa domination sur l’Occident soulève de sérieuses questions. Comment un Etat créé au 18e siècle, ayant contribué à l’essor de la modernité, peut-il aujourd’hui tomber si bas, en devenant le vassal d’une entité malfaisante et génocidaire ? Cette interrogation est légitime, et la réponse semble déjà connue. La situation au Proche-Orient témoigne, une fois de plus, que l’entité sioniste agit au-dessus du droit international. Elle se donne le droit de bombarder des populations civiles en Palestine, en Iran, au Liban, causant des centaines de milliers de victimes innocentes, principalement des enfants et des femmes sans défense.
Mais qu’en sait l’opinion publique américaine ? Accepte-t-elle que son gouvernement finance un génocide ? Et sait-elle que, sous prétexte de défendre la démocratie et les droits de l’homme, l’alliance israélienne a causé, en quelques années, bien plus de victimes que tous les régimes prétendument dictatoriaux que Washington dit combattre ? La réalité en Palestine, au Liban ou en Iran est infiniment plus meurtrière que les prétendus massacres attribués à des pouvoirs dits “non démocratiques”.
Concernant la Palestine, il est évident que la perspective de Washington et de ses alliés européens est irresponsable. Selon eux, les sionistes ne font que se défendre contre une « féroce » agression palestinienne, et ils accusent également le Liban et l’Iran. Le seul obstacle apparent à leur soutien indéfectible, c’est la disproportion de la réponse israélienne, une réalité à peine évoquée en public. Au lieu de se mettre du côté du droit international, ils préfèrent accabler la résistance palestinienne, au moment où les avions de l’état hébreu tuent des dizaines de Palestiniens quasi quotidiennement.
Les Européens et les Américains tergiversent, cherchant simplement à gagner du temps, laissant l’entité sioniste masser ses troupes à la frontière de Ghaza en vue d’une invasion terrestre imminente. Tout le monde évoque la possibilité d’un nouveau conflit qui pourrait faire des milliers de morts parmi la population palestinienne. Pourtant, personne parmi les soutiens d’Israël ne semble pressé de saisir les instances onusiennes pour contraindre cet Etat voyou à arrêter sa politique génocidaire.
Par Nabil.G