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Elle joue un rôle déterminant dans la mise en place de projets structurants : la volonté inébranlable de l’Algérie de faire de l’Afrique un espace de prospérité partagé

Depuis plusieurs années, l’Algérie se positionne comme un leader incontesté du développement en Afrique, investissant massivement dans des projets structurants qui renforcent son rôle de moteur économique et stratégique du continent.

Selon le groupe de la Banque africaine de développement (BAD), dont l’Algérie est un contributeur majeur, la ligne de chemin de fer Alger–Tamanrasset est l’un des projets d’infrastructures « les plus transformateurs » en Afrique. La BAD souligne l’importance stratégique de cette voie trans-saharienne dans la mise en œuvre de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Lors d’une réunion organisée dans le cadre des assemblées annuelles de la BAD, la vice-présidente de la banque, Marie-Lou Akin Oluwabadi, a précisé que la contribution de la banque au financement du premier tronçon (El Ghouat – Ghrédia – M’Naïa) de cette ligne représente « le plus grand projet de la banque en Algérie ». Elle a déclaré : « Parmi nos interventions à fort impact transformateur, se distingue le projet de la ligne de chemin de fer algérienne, qui constitue essentiellement la voie transsaharienne », soulignant que cette infrastructure est cruciale pour accélérer l’intégration économique du continent et soutenir la mise en œuvre effective de la ZLECAf.
Il faut savoir que depuis plusieurs années, l’Algérie se positionne comme un leader incontesté du développement en Afrique, investissant massivement dans des projets structurants qui renforcent son rôle de moteur économique et stratégique du continent. La présence algérienne en Afrique s’est également matérialisée à travers un engagement financier dépassant le milliard de dollars, contribuant directement à la réalisation de projets de développement dans les zones enclavées en Afrique. La part de l’Algérie dans cette dynamique est on ne peut plus précise. En effet, en Mauritanie, en Tunisie, au Niger, au Tchad ainsi que dans d’innombrables régions africaines, des chantiers énergétiques et d’infrastructures de base sont lancés par des entreprises algériennes. Un véritable exemple d’intégration intra-africaine, consolidant ainsi son influence et son partenariat avec plusieurs nations africaines.
Le projet de la ligne de chemin de fer Alger-Tamanrasset est en droite ligne dans la stratégie de l’Algérie de donner à l’Afrique les moyens de son émergence. Le train en question devrait être opérationnel d’ici la fin de l’année 2028. Le Président Tebboune, a qualifié ce projet de « pari du nouveau siècle », le comparant à l’important projet Gara Djebilet. La valeur stratégique de cette infrastructure est telle que l’on estime qu’elle pourra contribuer de manière significative à la croissance économique du pays et du continent. Et pour cause, consciente que le développement du continent ne peut se concrétiser sans grands projets d’envergure, l’Algérie a lancé des infrastructures phares à l’image de ce projet précisément, qui reliera l’Afrique à la Méditerranée. Cette ligne emblématique s’inscrit dans une stratégie plus large comprenant également la route transsaharienne et le gazoduc transsaharien, ainsi que la dorsale de fibre optique, créant ainsi un réseau logistique, énergétique et technologie vital pour l’intégration régionale. Ces projets structurants illustrent la volonté de l’Algérie de faire office de porte d’entrée vers l’Afrique pour l’Europe, tout en ouvrant des voies de communication et de commerce entre le continent africain et le vieux continent.
Notons qu’en 2025, la BAD et le Fonds de développement africain ont approuvé des financements totalisant 11 milliards de dollars pour soutenir des initiatives, ce qui constitue le « deuxième plus grand montant de l’histoire de la banque ». Ces financements devraient permettre la création de 4,1 millions d’emplois directs et indirects. L’Algérie prend une part considérable dans ce dynamisme économique régional.
Par ailleurs, la vice-présidente de la BAD responsable des finances, Hasatu Nacili, a indiqué que l’institution africaine a mobilisé plus de 47 milliards de dollars sur les marchés financiers entre 2021 et 2025. La stratégie de la banque prévoit également un programme de prêts record pour 2026, estimé à 12 milliards de dollars, témoignant de l’engagement soutenu de l’Algérie et de ses partenaires pour le développement du continent.
On notera enfin que l’Algérie, en tant que leader africain, joue un rôle déterminant dans la mise en place de projets structurants qui favorisent l’intégration économique, la connectivité et le développement durable en Afrique. Son apport financier, ses initiatives en matière d’infrastructures et son partenariat stratégique avec des institutions telles que la BAD illustrent une volonté claire de faire du continent un espace de prospérité partagé, consolidant ainsi sa position de porte d’entrée vers l’Europe et de pont entre les deux mondes.

Nadera Belkacemi

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