EDITO
El Niño, cet ennemi commun
El Niño, cet ennemi commun
Le monde ne peut plus tourner en roue libre face aux prévisions climatiques qui se précisent.
Le pourtour de la méditerranée occidental nous apporte la preuve intangible que le dérèglement climatique est une donne irréversible. La région du Maghreb et du sud de l’Europe n’est pas le seul foyer d’incendies estivaux. Les climatologues rappellent avec une urgence presque assourdissante que le phénomène El Niño menace d’intensifier les chocs déjà subis par les pays vulnérables. Et Dieu sait que l’Afrique du nord est en phase de sécheresse quasi endémique. Cependant, la réalité de la région est bien loin de celle de communautés fragilisées par la pauvreté. Il est entendu que les répercussions d’El Niño pourraient être graves pour les communautés déjà confrontées à la faim et à des chocs climatiques répétés, signalent les spécialistes. Autrement dit, le coût de l’inaction ne serait pas seulement économique, mais humain, en aggravant des conditions déjà précaires. Cela pour dire que si les humeurs du climat coûtent quelques points du PIB des nations dotées de moyens, ce n’est certainement pas le cas de populations démunies.
Il faut certes déployer tous les trésors d’imagination et de logistique dont dispose le pays pour réduire des effets du réchauffement climatique, mais il y a également un devoir de solidarité humaine à l’endroit de ceux pour qui ce phénomène représente un drame humain absolu. Pour ces populations, le réseau humanitaire a déjà mis en place des soutiens techniques et un accès rapide aux financements d’urgence via le Fonds de la Fédération pour les interventions en cas de catastrophe, n’est visiblement pas suffisant. Le problème n’est pas dans la disponibilité des denrées ou encore de la volonté d’aider les plus fragiles, mais il y a un grand problème de ventilation de ces aides qui demeurent, disent les mêmes experts, inégales. C’est exactement là que se joue la différence entre une alerte qui reste lettre morte et une réponse qui sauve des vies.
A ce titre, et au-delà des discours, l’Algérie peut devenir une référence, non pas par une rhétorique de démesure, mais par des gestes concrets et lisibles. D’emblée, elle dispose d’un atout stratégique majeur que sont les ressources énergétiques substantielles, mais aussi une conscience aiguë des contraintes hydriques qui ponctuent son territoire et celui de ses voisins. L’Algérie peut impulser une transition énergétique fondée sur la diversification des sources renouvelables, en particulier l’énergie solaire, abondante dans le Sahara, et l’intégration régionale des réseaux électriques, afin de réduire les dépendances et d’améliorer la résilience des communautés vulnérables. Une telle démarche n’est pas seulement pragmatique. Elle donne une dignité humaine à des vies fragilisées par le climat, et elle réaffirme que la sécurité ne se niche pas seulement dans les murs des capitales, mais dans les champs, les rivières, les quartiers et les foyers.
Le pourtour de la méditerranée occidental nous apporte la preuve intangible que le dérèglement climatique est une donne irréversible. La région du Maghreb et du sud de l’Europe n’est pas le seul foyer d’incendies estivaux. Les climatologues rappellent avec une urgence presque assourdissante que le phénomène El Niño menace d’intensifier les chocs déjà subis par les pays vulnérables. Et Dieu sait que l’Afrique du nord est en phase de sécheresse quasi endémique. Cependant, la réalité de la région est bien loin de celle de communautés fragilisées par la pauvreté. Il est entendu que les répercussions d’El Niño pourraient être graves pour les communautés déjà confrontées à la faim et à des chocs climatiques répétés, signalent les spécialistes. Autrement dit, le coût de l’inaction ne serait pas seulement économique, mais humain, en aggravant des conditions déjà précaires. Cela pour dire que si les humeurs du climat coûtent quelques points du PIB des nations dotées de moyens, ce n’est certainement pas le cas de populations démunies.
Il faut certes déployer tous les trésors d’imagination et de logistique dont dispose le pays pour réduire des effets du réchauffement climatique, mais il y a également un devoir de solidarité humaine à l’endroit de ceux pour qui ce phénomène représente un drame humain absolu. Pour ces populations, le réseau humanitaire a déjà mis en place des soutiens techniques et un accès rapide aux financements d’urgence via le Fonds de la Fédération pour les interventions en cas de catastrophe, n’est visiblement pas suffisant. Le problème n’est pas dans la disponibilité des denrées ou encore de la volonté d’aider les plus fragiles, mais il y a un grand problème de ventilation de ces aides qui demeurent, disent les mêmes experts, inégales. C’est exactement là que se joue la différence entre une alerte qui reste lettre morte et une réponse qui sauve des vies.
A ce titre, et au-delà des discours, l’Algérie peut devenir une référence, non pas par une rhétorique de démesure, mais par des gestes concrets et lisibles. D’emblée, elle dispose d’un atout stratégique majeur que sont les ressources énergétiques substantielles, mais aussi une conscience aiguë des contraintes hydriques qui ponctuent son territoire et celui de ses voisins. L’Algérie peut impulser une transition énergétique fondée sur la diversification des sources renouvelables, en particulier l’énergie solaire, abondante dans le Sahara, et l’intégration régionale des réseaux électriques, afin de réduire les dépendances et d’améliorer la résilience des communautés vulnérables. Une telle démarche n’est pas seulement pragmatique. Elle donne une dignité humaine à des vies fragilisées par le climat, et elle réaffirme que la sécurité ne se niche pas seulement dans les murs des capitales, mais dans les champs, les rivières, les quartiers et les foyers.
— Par Nabil.G