EDITO
La lutte anti-coloniale est un devoir !
La lutte anti-coloniale est un devoir !
Des dizaines de militants sahraouis croupissaient dans les geôles marocaines. Le témoignage d’un ancien prisonnier en marge de l’université d’été du Polisario à Boumerdes en dit long sur les méthodes de ce régime. Beaucoup de ces sahraouis demeurent sans jugement et sont à la merci d’un régime colonial qui veut imposer un état de fait d’un autre âge.
Les militants des droits de l’homme relèvent régulièrement le caractère illégal et injuste de la procédure judiciaire engagée par le Makhzen. Les amis de la RASD tentent d’attirer l’attention des instances internationales sur les manquements aux règles internationales par le Maroc, rien n’y fait. L’Onu et l’UE sont sourdes aux appels des militants des droits de l’homme qui ne réclament en fait que l’application des lois onusienne sur la décolonisation. Voilà donc un peuple qui est dans son droit, mais dont on a ravi la liberté et l’indépendance et qui tente pacifiquement de reprendre ce qui lui appartient de droit, ignoré par les grands de ce monde. Il aurait fallu peut être que les jeunes Sahraouis reprennent les armes pour que la communauté internationale se penche sérieusement sur leur problème. Il faut bien se rendre à l’évidence que les luttes pacifiques ne sont pas toutes entendues. Le droit, s’il veut demeurer vivant, doit être défendu par ceux qui y croient et par ceux qui le mettent en œuvre sans calculs. L’application des résolutions pertinentes et l’ouverture de chemins juridiques clairs pour la décolonisation et le droit à l’autodétermination, constituent les seuls véritable jalons sur la voie du Droit international. Encore faut-il que les nobles intentions des militants des droits de l’homme trop souvent puissent transformer l’éthique en pratique politique.
Il serait naïf de prétendre que la résolution de ce conflit se fera sans douleur ni compromis. Mais il serait irresponsable de renoncer à la dignité humaine sur l’autel de la realpolitik. Le futur n’appartient pas à ceux qui déforment les faits pour préserver des gains territoriaux éphémères. La lutte anti-coloniale a démontré, dans toute l’Afrique, que la terre revient immanquablement à ses véritables prioritaires.
Le peuple sahraoui, qui affirme son droit légitime à la liberté, à l’indépendance et sa pleine souveraineté sur sa terre pour laquelle il a combattu les colons espagnoles et aujourd’hui marocains, mérite que la communauté internationale se soucie de son sort non pas lorsqu’un événement éclate, mais au quotidien, dans les salons des grandes puissances comme dans les cours des petites villes où les familles espèrent encore un demain meilleur. Si l’histoire ne doit retenir que les coups de projecteur, qu’elle retienne au moins le courage des voix qui réclament justice. L’Afrique du sud, l’Algérie et quelques autres nations qui défendent les droits des peuples ne sont, en réalité, que des exceptions.
En tout cas, notre pays fait son devoir historique. Et les 14 universités d’été du Polisario en témoignent.
Les militants des droits de l’homme relèvent régulièrement le caractère illégal et injuste de la procédure judiciaire engagée par le Makhzen. Les amis de la RASD tentent d’attirer l’attention des instances internationales sur les manquements aux règles internationales par le Maroc, rien n’y fait. L’Onu et l’UE sont sourdes aux appels des militants des droits de l’homme qui ne réclament en fait que l’application des lois onusienne sur la décolonisation. Voilà donc un peuple qui est dans son droit, mais dont on a ravi la liberté et l’indépendance et qui tente pacifiquement de reprendre ce qui lui appartient de droit, ignoré par les grands de ce monde. Il aurait fallu peut être que les jeunes Sahraouis reprennent les armes pour que la communauté internationale se penche sérieusement sur leur problème. Il faut bien se rendre à l’évidence que les luttes pacifiques ne sont pas toutes entendues. Le droit, s’il veut demeurer vivant, doit être défendu par ceux qui y croient et par ceux qui le mettent en œuvre sans calculs. L’application des résolutions pertinentes et l’ouverture de chemins juridiques clairs pour la décolonisation et le droit à l’autodétermination, constituent les seuls véritable jalons sur la voie du Droit international. Encore faut-il que les nobles intentions des militants des droits de l’homme trop souvent puissent transformer l’éthique en pratique politique.
Il serait naïf de prétendre que la résolution de ce conflit se fera sans douleur ni compromis. Mais il serait irresponsable de renoncer à la dignité humaine sur l’autel de la realpolitik. Le futur n’appartient pas à ceux qui déforment les faits pour préserver des gains territoriaux éphémères. La lutte anti-coloniale a démontré, dans toute l’Afrique, que la terre revient immanquablement à ses véritables prioritaires.
Le peuple sahraoui, qui affirme son droit légitime à la liberté, à l’indépendance et sa pleine souveraineté sur sa terre pour laquelle il a combattu les colons espagnoles et aujourd’hui marocains, mérite que la communauté internationale se soucie de son sort non pas lorsqu’un événement éclate, mais au quotidien, dans les salons des grandes puissances comme dans les cours des petites villes où les familles espèrent encore un demain meilleur. Si l’histoire ne doit retenir que les coups de projecteur, qu’elle retienne au moins le courage des voix qui réclament justice. L’Afrique du sud, l’Algérie et quelques autres nations qui défendent les droits des peuples ne sont, en réalité, que des exceptions.
En tout cas, notre pays fait son devoir historique. Et les 14 universités d’été du Polisario en témoignent.
— Par Nabil.G