EDITO

Vers une guerre généralisée

La guerre que l’on voulait rapide et furtive sera bien plus longue que prévue. De plus en plus, le président américain, Donald Trump, et son administration semblent préparer leur opinion publique à un tout autre scénario où les mots deviennent moins arrogants, avec surtout cette reconnaissance que désormais il faut s’attendre à payer le prix pour cette attaque contre l’Iran.

La première conséquence est de savoir que fatalement, il y aura des morts dans les rangs des soldats américains, et si à ce jour on parle de 6 soldats décédés, la liste pourrait bien s’allonger dans les prochains jours. Et le risque sera encore plus grand s’il est décidé d’envoyer des troupes au sol. Un scénario que veulent éviter coûte que coûte, les chefs militaires et politiques, car ses conséquences seront désastreuses au sein de l’opinion publique américaine qui ne soutient pas franchement cette guerre, si lointaine de leur pays.

Une guerre qui pourrait se prolonger pour plusieurs mois. Car après l’euphorie de la première frappe des Américains et des sionistes, qui a tué de très hauts dirigeants Iraniens, religieux, militaires et politiques, dont notamment le guide suprême Ali Khamenei, les forces iraniennes ont pu se réorganiser et surtout ont ouvert le conflit sur tous les pays du Golfe soumis à des attaques nourries qui ont paralysé production énergétique et trafic aérien.

L’autre facette que prend ce conflit, est cette guerre économique imposée par l’Iran qui à travers son contrôle total du très stratégique détroit d’ormuz a pratiquement gelé toute activité pétrolière, menaçant tout navire tentant de passer de subir les foudres de l’aviation et des drones Iraniens.

Et ce que craignaient plusieurs experts et observateurs est en train de se vérifier sur le terrain. Désormais nous sommes en plein guerre généralisée qui ne concerne plus que les trois premiers pays directement impliqués, mais une dizaine d’autres. Le Moyen-Orient est en train de basculer dans le chaos le plus total. Un scénario tant redouté qui est en train de prendre forme, sans que l’on sache jusqu’où les choses peuvent encore aller dans le sens du pire.

Mais ce qui reste certain, c’est le fait que le Moyen-Orient, des prochains mois,n’aura rien à voir avec celui d’avant le samedi 28 février. Toutes les lignes et même les frontières et les alliances vont vers un bouleversement en profondeur, qui va redessiner complètement la carte géographique, mais aussi les rapports de force entre les pays actuels de la région, mais aussi futurs. Car indéniablement on assistera à l’émergence de nouveaux pays dans la grande campagne de morcellement de cette région du monde.

Par Abdelmadjid Blidi

 

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