
Depuis New York : le ministre des Finances appelle à renforcer l’efficacité du financement du développement
Le ministre des Finances, Abdelkrim Bouzred, a appelé, depuis New York, à l’adoption d’une nouvelle approche pour le financement du développement, permettant aux institutions financières internationales d’assumer pleinement leurs responsabilités, afin de surmonter la situation actuelle où les pays assument la majeure partie des risques de financement, même en cas de faibles résultats, une situation que le ministre a qualifiée d’«injuste et inéquitable».
Le ministre s’exprimait lors de sa participation aux travaux du forum onusien sur le financement du développement, qui se tient du 20 au 24 avril à New York, où il est intervenu dans le débat général portant sur les défis actuels auxquels fait face le système international de financement du développement.
M. Bouzred a souligné que «le défi ne réside plus dans le volume du financement, mais dans son efficacité», notant que «les pays en développement font face toujours aux mêmes difficultés, en dépit des multiples mécanismes de financement», d’où la nécessite d’«une révision des mécanismes d’action du système financier international».
Il a également insisté sur «la nécessité que toute réforme garantisse une participation plus forte des pays en développement à la prise de décision, afin de refléter équitablement les équilibres internationaux».
M. Bouzred a, par ailleurs, passé en revue les efforts soutenus de l’Algérie dans le soutien à la solidarité internationale, à travers l’annulation de la dette de plusieurs pays et l’octroi d’aides financières au profit des pays les plus vulnérables», ainsi que la création d’une agence algérienne de coopération internationale pour le développement, dotée d’un budget initial d’un milliard de dollars, pour soutenir les projets de développement, notamment en Afrique.
Au terme de son allocution, le ministre a réaffirmé «la nécessité de passer d’une logique de financement à une logique de résultats, et d’une responsabilité unilatérale à une responsabilité partagée, afin de renforcer l’efficacité et l’équité du système financier international».



