On signe d’abord et on discute après
Trump à enfin réussi à avoir son deal et parvenu à un accord cadre d’un plan de paix avec l’Iran. Selon certaines indiscrétions le contenu de ce deal ne dépasse pas les deux pages, et ne peut renseigner que sur l’impatience du locataire de la Maison Blanche qui avait hâte de se débarrasser du sparadrap iranien.
Depuis un certain temps déjà, le président américain montrait des signes évidents d’impatience et cherchait à tout prix à se sortir du bourbier dans lequel il s’est mis sous l’influence de son mauvais génie, le criminel sioniste Benjamin Netanyahou, qui lui avait vendu une guerre éclaire qui serait pliée en moins de deux semaines.
Mais sur le terrain, il n’en fut rien. Après les premières frappes du 28 février qui ont ciblé les plus hauts dignitaires du régime iranien et permis surtout d’éliminer le guide suprême Ali Khamenei, la suite des événements à été tout autre. L’Iran à montré une grande résistance et une capacité de résilience inattendue. Le régime à tenu bon et a surtout fini par donner cette impression de victoire et de capacités à menacer les bases et intérêts américains dans la région, comme il a réussi à frapper à plusieurs reprises Israël.
Rien en réalité ne s’est déroulé comme le prévoyait le plan americano-sioniste, et la guerre semblait s’installer dans le temps.
Pour Trump, il devenait urgent de trouver une porte de sortie, mais avec cette impérieuse nécessité de donner l’impression d’avoir atteint les objectifs arrêtés.
Ainsi, il ne cesse de répéter que ce deal permettra “ au pétrole de couler à flot” grâce à la réouverture du détroit d’Ormuz, et que par ailleurs l’Iran s’engageait à renoncer à son projet nucléaire et accepterait de détruire ses 440 kilogrammes d’uranium hautement enrichi. Des trophées qui permettraient au président américain de sauver la face et de faire passer ce mémorandum d’accord pour une victoire personnelle.
Mais il reste à relever que les critiques contre cet accord prennent de l’ampleur à l’intérieur même des États-Unis , y compris dans les rangs du parti républicain, où l’on ne comprend pas l’utilité d’avoir déclenché cette guerre qui a entamé la crédibilité de l’Amérique.
Sur un autre plan, et c’est peut-être les règles de la nouvelle diplomatie internationale, ce cadre d’accord signé n’est en fait que le début des vraies négociations entre les deux pays, car apparemment aujourd’hui on signe d’abord et on discute après. Et pour cela, il faut attendre 60 jours pour enfin savoir de quoi sera faite la suite des événements.
Par Abdelmadjid Blidi