Oran Aujourd'hui
Numérisation des services communaux : une révolution silencieuse loin d’être achevée
Numérisation des services communaux : une révolution silencieuse loin d’être achevée
Depuis quelques années, les autorités locales de la wilaya d’Oran multiplient les chantiers destinés à améliorer le cadre de vie des citoyens. Réhabilitation des espaces publics, réorganisation des marchés, lutte contre les constructions illicites, embellissement urbain, modernisation des équipements communaux… cette dynamique s’accompagne désormais d’un autre chantier, moins visible mais tout aussi stratégique : celui de la numérisation des services communaux.
Cette transformation ne fait pas toujours les gros titres de l’actualité. Pourtant, elle touche directement la vie quotidienne des habitants. Obtenir un extrait d’acte de naissance, un certificat de résidence, une légalisation de document ou suivre une demande administrative devrait progressivement devenir plus simple, plus rapide et plus transparent. Plusieurs communes de la wilaya tentent d’ailleurs de moderniser leurs services, d’informatiser leurs archives et d’améliorer l’accueil des administrés grâce aux outils numériques.
Ces efforts méritent d’être salués. Ils traduisent une volonté réelle de rapprocher l’administration du citoyen et de rompre avec certaines pratiques bureaucratiques qui ont longtemps alimenté incompréhensions et mécontentements. À l’heure où les pouvoirs publics s’attachent à rétablir l’ordre dans tous les domaines de la gestion locale, la modernisation de l’administration communale constitue un maillon essentiel de cette démarche.
Mais la réalité du terrain demeure contrastée. Il suffit encore de franchir les portes de certaines APC pour constater que la révolution numérique avance souvent à petits pas. Les files d’attente persistent, les dossiers papier s’empilent sur les bureaux, les citoyens sont parfois renvoyés d’un service à un autre pour une simple signature ou une photocopie.
Il arrive même que des documents déjà disponibles dans une base de données soient de nouveau exigés sous format papier, comme si l’administration hésitait encore à faire pleinement confiance à ses propres outils. Ces dysfonctionnements ne relèvent pas uniquement d’un manque d’équipements. Ils traduisent surtout une difficulté à faire évoluer les méthodes de travail. Certains agents ont parfaitement intégré les nouveaux outils et accomplissent leur mission avec efficacité. D’autres restent attachés à des procédures anciennes, par prudence, par manque de formation ou simplement parce que le changement bouleverse des habitudes solidement installées.
À cela s’ajoutent des pannes informatiques, des interruptions de connexion, des logiciels qui ne communiquent pas toujours entre eux et une coordination encore insuffisante entre les différents services communaux et administratifs. Le citoyen, lui, ne s’intéresse guère à ces contraintes techniques. Il attend simplement un service rapide, fiable et respectueux de son temps.
Oran, métropole en pleine mutation, ne peut réussir sa modernisation urbaine sans réussir simultanément la modernisation de son administration. Une ville intelligente ne se résume pas à ses infrastructures ou à ses grands projets. Elle se mesure également à la qualité de ses services publics, à la fluidité des démarches administratives et à la confiance qu’inspire son administration. La numérisation des services communaux constitue donc bien une révolution silencieuse. Elle progresse, parfois discrètement, parfois avec des hésitations, mais elle est désormais irréversible. Pour qu’elle produise pleinement ses effets, elle devra s’accompagner d’une simplification réelle des procédures, d’une formation continue des personnels et d’une culture de l’efficacité davantage tournée vers le citoyen. Car la meilleure technologie ne remplacera jamais la volonté de bien servir. C’est précisément sur ce terrain que se jouera, demain, une part importante de la qualité de la gouvernance locale.
Cette transformation ne fait pas toujours les gros titres de l’actualité. Pourtant, elle touche directement la vie quotidienne des habitants. Obtenir un extrait d’acte de naissance, un certificat de résidence, une légalisation de document ou suivre une demande administrative devrait progressivement devenir plus simple, plus rapide et plus transparent. Plusieurs communes de la wilaya tentent d’ailleurs de moderniser leurs services, d’informatiser leurs archives et d’améliorer l’accueil des administrés grâce aux outils numériques.
Ces efforts méritent d’être salués. Ils traduisent une volonté réelle de rapprocher l’administration du citoyen et de rompre avec certaines pratiques bureaucratiques qui ont longtemps alimenté incompréhensions et mécontentements. À l’heure où les pouvoirs publics s’attachent à rétablir l’ordre dans tous les domaines de la gestion locale, la modernisation de l’administration communale constitue un maillon essentiel de cette démarche.
Mais la réalité du terrain demeure contrastée. Il suffit encore de franchir les portes de certaines APC pour constater que la révolution numérique avance souvent à petits pas. Les files d’attente persistent, les dossiers papier s’empilent sur les bureaux, les citoyens sont parfois renvoyés d’un service à un autre pour une simple signature ou une photocopie.
Il arrive même que des documents déjà disponibles dans une base de données soient de nouveau exigés sous format papier, comme si l’administration hésitait encore à faire pleinement confiance à ses propres outils. Ces dysfonctionnements ne relèvent pas uniquement d’un manque d’équipements. Ils traduisent surtout une difficulté à faire évoluer les méthodes de travail. Certains agents ont parfaitement intégré les nouveaux outils et accomplissent leur mission avec efficacité. D’autres restent attachés à des procédures anciennes, par prudence, par manque de formation ou simplement parce que le changement bouleverse des habitudes solidement installées.
À cela s’ajoutent des pannes informatiques, des interruptions de connexion, des logiciels qui ne communiquent pas toujours entre eux et une coordination encore insuffisante entre les différents services communaux et administratifs. Le citoyen, lui, ne s’intéresse guère à ces contraintes techniques. Il attend simplement un service rapide, fiable et respectueux de son temps.
Oran, métropole en pleine mutation, ne peut réussir sa modernisation urbaine sans réussir simultanément la modernisation de son administration. Une ville intelligente ne se résume pas à ses infrastructures ou à ses grands projets. Elle se mesure également à la qualité de ses services publics, à la fluidité des démarches administratives et à la confiance qu’inspire son administration. La numérisation des services communaux constitue donc bien une révolution silencieuse. Elle progresse, parfois discrètement, parfois avec des hésitations, mais elle est désormais irréversible. Pour qu’elle produise pleinement ses effets, elle devra s’accompagner d’une simplification réelle des procédures, d’une formation continue des personnels et d’une culture de l’efficacité davantage tournée vers le citoyen. Car la meilleure technologie ne remplacera jamais la volonté de bien servir. C’est précisément sur ce terrain que se jouera, demain, une part importante de la qualité de la gouvernance locale.
— Par S.Benali