Oran

Le cachet du balnéaire biaisé par de lugubres et hautes bâtisses:
La lamentable obstruction de la façade maritime de la contrée d’Aïn El Turck

Piètrement altérées par les violations des règles en vigueur en termes d’urbanisme exigés dans toute commune balnéaire, plusieurs zones tampon, essaimées à travers la prestigieuse contrée côtière d’Aïn El Turck, se sont sordidement réduites en peau de chagrin à la faveur d’une nouvelle architecture ne répondant à aucune norme.

Cette transgression a été perpétrée à la faveur de l’indifférence des intendants chargés du suivi de ce volet, qui se sont succédé ces trois décennies à tête des services concernés. Cet affligeant constat s’identifie entre autres à travers de hautes et lugubres bâtisses et autres carcasses hideuses, qui masquent désormais la magnifique façade maritime, un don de la nature, dont jouit cette contrée. Ce répugnant suscite un vif désappointement chez d’anciens riverains notamment, de cette contrée, que ne cessent de dénoncer l’enlaidissement à l’extrême des paysages de leur lieu de résidence et de la perte de la noble réputation de cette zone balnéaire, qui a connu naguère sa renommée à la faveur, de l’impeccable alignement de ses prestigieuses petites villas, dont les jardins sont judicieusement colorés toute l’année par des fleurs de différentes espèces, dégageant des odeurs plaisantes à l’odorat du promeneur.

Fort malheureusement, ce n’est plus le cas de nos jours avec l’indésirable, voire sinistre architecture, qui provoque régulièrement le holà des riverains, qui se sont dressés en vain à plusieurs reprises contre la détérioration des paysages et ce, en adressant des requêtes explicatives aux responsables concernés.
Le laxisme manifeste de tout un chacun, notamment ceux ayant eu à gérer les destinées de cette contrée ces trente dernières années, a énormément contribué à l’étendue de ce massacre à ciel ouvert, qui va lamentablement crescendo au fil des jours. Les beaux paysages de cette partie de la wilaya d’Oran, qui n’avaient rien à envier aux illustres stations balnéaires du Vieux continent, tombent aujourd’hui et insidieusement en décrépitude. Dans les localités dépendantes du chef-lieu de la daïra d’Aïn El Turck, le regard du contemplatif est désormais violemment agressé par les hautes façades en ciment ou en briques, qui trônent sinistrement au milieu des pâtées de villas, dans les quartiers censés être résidentiels, en masquant la vue sur la mer. « Aucune véritable opération, qui mérite d’être signalée, n’a été entreprise pour préserver l’architecture initiale, qui répond aux règles universelles en vigueur dans les municipalités côtières.

Pire encore, le massacre semble en toute vraisemblance avoir été prémédité et autorisé » a déploré avec une pointe de dépit un ancien habitant demeurant dans la localité de Bouisseville. Des témoignages analogues ont été formulés à ce propos par de vieux riverains excédés, qui ont connu l’apogée de cette contrée dans le volet du prestige. La décadence des paysages de toute une contrée, représentant tout un pan de l’histoire contemporaine de la région ouest du pays, s’identifie à travers le foisonnement effréné de bâtiments et autres constructions bouchant la vue sur la façade maritime. Toujours est-il que cette obstruction au regard du contemplatif commise allègrement par de hideuses bâtisses continue de ternir encore plus le désormais peu reluisant blason de cette prestigieuse région. « Il est malheureusement trop tard pour éviter à l’architecture initiale de sombrer dans la mouise. Avec un minimum d’effort, on peut cependant sauver ce qui reste des meubles, si bien sûr les concernés daignent s’extirper de leur torpeur » ont fait remarquer nos interlocuteurs. Ce piteux état de fait ne reflète en réalité que l’image de la situation de déliquescence dans laquelle a commencé à s’embourber de plain pied la daïra d’Aïn El Turck au cours des trois dernières décennies. Sa plaie hideuse, qui agresse le regard, s’identifie à travers le spectacle viral, qui étonne et choque de l’alignement d’une multitude de masures hideuses, constituant les infects regroupements construits illicitement à même le sable, avec du parpaing et de la tôle ondulée, tout au long de cette côte et même au sein de son tissu urbain. « Le sens du devoir et de la vertu sont sollicités auprès des responsables concernés, qui sont appelés à faire preuve de plus de répondant et ce, en accordant leurs violents pour tenter d’enjoliver un tant soit peu l’image de cette région. L’enlaidissement semble en toute vraisemblance avoir été prémédité et autorisé, il importe d’y mettre un terme » ont encore déploré nos interlocuteurs.

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