
Tous les anciens câbles en cuivre seront remplacés d’ici 2027 : l’Algérie accélère la généralisation de la fibre optique
La fibre optique sera généralisée dans l’ensemble du pays d’ici fin 2026 ou début 2027. C’est ce qu’a annoncé hier à Alger le ministre de la Poste et des Télécommunications, Sid Ali Zerrouki.
S’exprimant à l’ouverture d’une journée d’étude organisée au siège d’Algérie Télécom, placée sous le thème « Résilience et flexibilité des réseaux de télécommunications », et tenue à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale des télécommunications et de la société de l’information (17 mai), le ministre a affirmé que l’ensemble des anciens câbles en cuivre sera remplacé par la fibre optique d’ici la fin de l’année en cours, ou au plus tard au début de l’année 2027. Une échéance qui s’inscrit dans la stratégie nationale de modernisation et de renforcement des infrastructures numériques du pays. M. Zerrouki a réaffirmé « l’engagement de son secteur à parachever le remplacement de tous les anciens câbles en cuivre par la fibre optique d’ici la fin de l’année en cours ou, au plus tard, début 2027 ».
Dans son intervention, M. Zerrouki a rappelé que cette dynamique s’inscrit dans les orientations du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, visant à bâtir un système de télécommunications « plus robuste, plus inclusif et mieux adapté aux transformations rapides ». Le ministre a également mis en avant les avancées enregistrées par l’Algérie ces dernières années dans la modernisation de son infrastructure numérique, soulignant que le pays poursuit ses efforts pour généraliser la fibre optique sur l’ensemble du territoire national à un rythme accéléré.
Évoquant les chiffres du secteur, M. Zerrouki a indiqué que le nombre d’abonnés à l’Internet fixe dépasse aujourd’hui les 7 millions, dont plus de 3,4 millions sont connectés via la fibre optique. Cette progression témoigne de l’extension continue de cette technologie à haut débit et de son adoption croissante par les citoyens et les entreprises. Dans le même registre, le ministre a précisé que le nombre d’abonnés à l’Internet mobile a atteint plus de 51 millions, confirmant ainsi l’importance stratégique du mobile dans la connectivité nationale et l’accès aux services numériques. Le membre du Gouvernement a également évoqué le lancement prochain de la technologie 5G, qui permettra, selon lui, d’ouvrir une nouvelle phase de développement caractérisée par l’amélioration de la qualité de service et l’augmentation des capacités des réseaux pour soutenir l’économie numérique.
Il a insisté sur le fait que cette évolution ne se limite pas aux grandes agglomérations, mais s’inscrit dans une vision globale incluant l’ensemble des régions du pays, y compris celles à faible densité de population. Dans ce cadre, le ministre a rappelé le lancement du projet de service universel des communications électroniques destiné à assurer la couverture des zones reculées. Cette initiative a déjà concerné, dans sa première phase, environ 1400 localités, contribuant ainsi à la réduction de la fracture numérique et à l’extension de l’accès aux services de télécommunications.
Abordant le volet lié à la résilience des infrastructures, le ministre a souligné que l’Algérie s’est engagée dans un important processus d’ouverture dans le domaine des communications électroniques par satellites en orbite non géostationnaire (NGSO). Cette technologie, complémentaire aux réseaux de fibre optique et de téléphonie mobile, constitue une solution stratégique pour assurer la couverture des zones difficiles d’accès, notamment les régions sahariennes, montagneuses, rurales et isolées. Par ailleurs, M. Zerrouki a affirmé que l’objectif des efforts engagés est la construction d’une infrastructure numérique souveraine, répondant aux exigences de fiabilité, de qualité de service et de résilience. Il a insisté sur le fait que les enjeux futurs du secteur ne se limitent plus au nombre d’abonnés, mais portent essentiellement sur la robustesse des réseaux, leur capacité d’adaptation et leur résistance face aux différentes conditions et défis technologiques.
Mohand S



