Oran Aujourd'hui

Pour une amélioration durable des conditions de mobilité dans la métropole oranaise

Cinquante (50) nouveaux bus ont été mis en service, samedi dernier à Oran dans le cadre de la mise en œuvre du programme du président de la République concernant le renouvellement du parc national des véhicules de transport collectif. La réception de ce premier quota de nouveaux bus a eu lieu au siège de l’Entreprise de transport urbain et suburbain d’Oran (ETO), lors d’une cérémonie présidée par le wali d’Oran, en présence du directeur des Transports de wilaya et du directeur de l’ETO.
Le wali a souligné à cette occasion l’importance de cette opération qui permet de renforcer le parc de transport urbain, rappelant que l’entreprise publique ne disposait jusque-là que de 40 bus. Cette nouvelle dotation permettra à l’entreprise d’élargir son réseau de transport et de renforcer ses différentes lignes avec de nouveaux bus modernes et performants.
Le wali a indiqué que ce premier quotas, comprenant 25 minibus et 25 bus de plus grande capacité, permettra d’améliorer l’offre de transport, en particulier dans les grands pôles urbains tels que le nouveau pôle « Ahmed Zabana » à Misserghine, le pôle urbain de Oued Tlelat, et celui de Belgaid à Bir El Djir.
150 bus supplémentaires seront réceptionnés progressivement afin de couvrir toutes les lignes urbaines et suburbaines et permettre ainsi d’améliorer les capacités de transport et de mobilité intra urbaine dans de bonnes conditions de confort et de sécurité. Certains expriment néanmoins leurs craintes, voire leur scepticisme chronique nourri par les constats peu élogieux liés à la gestion et le fonctionnement global de cette mission de service public partagée entre l’entreprise de wilaya ETO et des opérateurs privés. Et on sait à quel point le secteur du transport urbain a été, et reste encore souvent, pointé du doigt par les usagers pour l’état de clochardisation du matériel , le manque de professionnalisme, le désordre et l’insécurité. Le transport urbain à Oran donne à ce jour l’image d’un système fragmenté, désorganisé et souvent à la limite de la saturation.
Les retards chroniques, la surcharge des véhicules, le manque de régularité, la concurrence informelle, les incivilités et le déficit en infrastructures marquent le quotidien de milliers d’usagers. Dans ce contexte, l’arrivée d’autobus modernes flambant neufs suscite un espoir légitime. Mais peut-on sérieusement croire que le simple renouvellement du parc roulant suffira à redresser une situation aussi structurellement dégradée ? Bon nombre d’observateurs avisés répondent à cette question par la négative, estimant que cette noble initiative doit être accompagnée d’une réforme globale touchant non seulement à la vétusté des bus mais également à l’organisation des lignes, à la régulation du secteur, à la gestion des flux urbains, à la discipline des opérateurs et à la qualité du service rendu. Moderniser les véhicules est nécessaire. Réformer le système est indispensable.

Par S.Benali

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