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Forum africain de l’investissement et du commerce Algérie : le moteur économique du continent

M. Issoufou a salué « le rôle pionnier de l’Algérie sur le continent », soulignant que le pays n’est pas seulement une puissance économique, mais aussi « le principal acteur dans la mise en œuvre de l’Agenda 2063 ».

Les participants à la 12e édition du Forum africain de l’investissement et du commerce, organisé samedi à Alger, ont mis en avant le rôle central de l’Algérie en tant qu’acteur clé et moteur principal du développement économique en Afrique. Selon eux, cela est possible grâce à ses projets structurants à l’échelle du continent et à sa vision stratégique en faveur du renforcement de l’action africaine commune. Organisé par le Centre arabo-africain d’investissement et de développement (CAAID) en partenariat avec l’Union africaine (UA), la Banque africaine d’import-export (Afreximbank) et le Secrétariat de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), ce forum s’est tenu en présence du ministre de l’Économie de la connaissance, des start-up et des micro-entreprises, Noureddine Ouadah, du ministre de la Jeunesse, chargé du Conseil supérieur de la jeunesse (CSJ), Mustapha Hidaoui, ainsi que de l’ancien président du Niger, Mahamadou Issoufou.
Ce rendez-vous de deux jours a également rassemblé le Secrétaire général de la ZLECAf, Wamkele Mene, et la Commissaire de l’UA en charge du développement économique, du commerce, du tourisme, de l’industrie et des mines, Francisca Tatchouop Belobe. Lors de son allocution, M. Ouadah a souligné « l’importance des projets structurants lancés par l’Algérie pour renforcer la connectivité entre les pays africains », tout en insistant sur la nécessité pour le continent d’atteindre une « souveraineté technologique ». Il a également évoqué « l’attention particulière accordée par l’Algérie à la jeunesse et aux start-up à l’échelle continentale », en appelant à « investir dans les compétences en vue de s’adapter à la révolution de l’intelligence artificielle ».
De son côté, M. Hidaoui a mis en avant « les efforts de l’Algérie pour booster la croissance à travers l’accompagnement des jeunes innovateurs », afin de leur permettre « de créer une réelle valeur ajoutée pour l’économie africaine et de renforcer l’intégration continentale ». Quant à lui, M. Issoufou a salué « le rôle pionnier de l’Algérie sur le continent », soulignant que le pays n’est pas seulement une puissance économique, mais aussi « le principal acteur dans la mise en œuvre de l’Agenda 2063 ». Il a également indiqué que l’Algérie est « le principal moteur du corridor économique transsaharien », en soulignant « l’importance des projets de route transsaharienne, de gazoduc transsaharien (TSGP) et de dorsale transsaharienne à fibre optique dans la dynamique commerciale reliant les côtes méditerranéennes au cœur du continent et au golfe de Guinée ». Selon lui, « la vision algérienne consistant à investir dans ces infrastructures reflète parfaitement le concept d’ouverture des marchés ».
Amine Boutalbi, président du CAAID, a affirmé que « l’Afrique est devenue l’un des espaces de croissance économique les plus importants au monde », disposant de « tous les atouts nécessaires pour générer des opportunités économiques et d’investissement dépassant les 560 milliards de dollars ». Mettant en avant « les potentialités stratégiques dont jouit l’Algérie », il a souligné que le pays pouvait « devenir une véritable porte d’entrée vers l’Afrique grâce à sa position géographique, ses capacités logistiques et sa vision économique ». Il a appelé à « renforcer l’intégration économique africaine », à « lever les obstacles entravant l’investissement et le commerce », ainsi qu’à « promouvoir la paix et la stabilité » et à « investir dans l’éducation et la formation ».
M. Mene a évoqué « le saut qualitatif dans l’activation des mécanismes de la ZLECAf », en saluant « l’accueil par l’Algérie de la 4e édition de la Foire commerciale intra-africaine (IATF) en 2025 ». Mme Belobe a quant à elle souligné que « le volume actuel du commerce intra-africain ne correspond pas aux potentialités du continent », insistant sur « la nécessité de relever les défis énormes qui entravent la mise en œuvre de la ZLECAf », laquelle a pour vocation « de sortir au moins 30 millions de personnes de l’extrême pauvreté ». Dans une vidéo, l’ancien président d’Afreximbank, Benedict Oramah, a qualifié « l’expérience algérienne de modèle de résilience économique et de gouvernance », soulignant qu’« l’Algérie a réussi à bâtir une infrastructure solide, renforçant ainsi sa position de porte d’entrée principale pour les échanges commerciaux continentaux ».
L’ambassadeur de Chine en Algérie, M. Dong Guangli, a, pour sa part, évoqué « la décision de la Chine de lancer, dès ce mois de mai, un traitement à tarif zéro en faveur de 53 pays africains ». Il a indiqué que cette mesure « ouvrira aux produits algériens de larges perspectives d’accès au marché chinois », tout en soulignant que « l’Algérie demeure un partenaire stratégique pour la Chine en Afrique et dans la région arabe ».

Anissa Mesdouf

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