Les derniers efforts avant le jour “J”
La campagne électorale pour les législatives du 2 juillet touche à sa fin. Dans moins de 48 heures, les candidats devront observer la période du silence électoral avec cette satisfaction, pour beaucoup d’entre eux, d’avoir accompli l’essentiel de la stratégie qu’ils avaient mis en place pour faire parvenir leurs messages aux différents auditoires qu’ils ont eu à rencontrer aux quatre coins du pays.
Il faut ici souligner l’engagement et la persévérance de ces candidats qui se sont investis totalement dans cette campagne, malgré des conditions climatiques assez rudes, notamment durant cette dernière semaine marquée par une canicule où les températures sont montées bien haut.
Mais qu’à cela n’en tienne, la volonté d’aller à la rencontre de la population a toujours été là. Du Nord au Sud et d’Est en Ouest, les différents candidats et les chefs de partis ont sillonné le pays pour faire parvenir leur voix et leurs visions. Convaincre un maximum d’électeurs a été le credo qui a animé ces prétendants, qui n’ont ménagé aucun effort pour ne rien regretter le jour des bilans.
Pour ces derniers jours de campagne, toute la concentration sera dirigée vers les grandes villes où le corps électoral est très important. Alger, Oran, Setif, Annaba ou Constantine seront à coup sûr les destinations qui seront privilégiées pour marquer le coup, et pour beaucoup de leaders politiques pour clôturer leur campagne en apothéose. Ce ne sera peut-être pas le marqueur ultime, mais il faut s’attendre, du moins pour les grandes écuries, à des salles combles pour frapper les esprits et marquer le coup.
Il faut dire que les campagnes électorales sont avant des dynamiques qu’il faut savoir garder jusqu’à les hisser à leur summum. Et c’est en grande partie ce que chercheront à atteindre les uns et les autres. Bien sûr, cela n’accorde pas la victoire automatique, mais sert beaucoup à donner des tendances. tranché de manière définitive au lendemain du dernier meeting certes, mais cela donnera des raisons de satisfaction pour ceux qui auront drainé et mobilisé leur base, leurs adhérents et leurs sympathisants.
Il ne s’agit pas d’aller trop vite en besogne, car la vraie victoire ne sera dessinera que le jour du scrutin. Un scrutin qui, à cette heure, reste indécis et ouvert à tous les scénarios. La majorité actuelle au parlement pourrait garder la même avance, mais les surprises ne sont pas à écarter. C’est le jeu de la démocratie où le peuple est seul décideur ou, comme on dit, faiseur de rois.
Par Abdelmadjid Blidi