
Hôtel Châteauneuf : vers la réactivation du chantier abandonné
La perspective d’une reprise du chantier de l’hôtel Châteauneuf refait surface à Oran, à la suite d’une récente visite de terrain du wali Brahim Ouchene. Cette infrastructure inachevée, située à proximité immédiate du Palais du Bey, figure parmi les projets urbains les plus anciens encore en suspens dans la ville.
Sa relance dépend désormais de l’aval du ministère des Finances concernant le dégel des financements nécessaires à l’achèvement des travaux. Sur place, le chef de l’exécutif a procédé à une inspection détaillée de l’ossature du bâtiment, restée figée depuis l’arrêt du chantier au milieu des années 1980, en raison de la crise économique d’alors. L’examen a porté sur l’état des structures existantes ainsi que sur les conditions techniques requises pour envisager une reprise effective des travaux. Selon les premières orientations, le projet devrait, une fois relancé, être confié à la gestion de la commune d’Oran, conformément à des directives déjà établies au niveau central. Initialement conçu comme un établissement hôtelier de standing, le projet Châteauneuf avait été pensé pour tirer profit de sa localisation stratégique au cœur d’un secteur à forte valeur historique et touristique. Cependant, l’avancement du chantier avait été brutalement interrompu après l’intervention des autorités culturelles, qui avaient souligné la nécessité de préserver l’intégrité du site voisin du Palais du Bey, classé et protégé en raison de son importance patrimoniale. Cette contrainte avait conduit à un gel prolongé du projet, le reléguant au rang de structure abandonnée. Dans ce contexte, la relance envisagée s’inscrit dans une démarche plus large de requalification urbaine et de valorisation du patrimoine. La proximité entre l’ouvrage inachevé et le Palais du Bey impose aujourd’hui une approche équilibrée, conciliant impératifs de développement et exigences de préservation historique.
Poursuivant sa tournée, le wali s’est également rendu au Palais du Bey, où des travaux d’urgence ont été engagés afin de stabiliser et protéger les éléments architecturaux menacés par le temps. Cette intervention s’inscrit dans une stratégie globale de sauvegarde du patrimoine historique d’Oran, visant à préserver les symboles architecturaux de la ville tout en renforçant leur attractivité culturelle et touristique. Par ailleurs, la population locale suit avec attention l’évolution du dossier Châteauneuf, perçu comme un chantier emblématique longtemps resté sans issue. L’abandon prolongé de cette structure a alimenté de nombreuses interrogations parmi les citoyens, qui voient dans sa réhabilitation potentielle une opportunité de redynamisation d’un espace urbain stratégique. Dans un autre registre, cette journée de terrain a également été marquée par une visite inopinée du wali au niveau de la délégation communale d’El Othmania. Cette inspection a permis d’évaluer le fonctionnement des services administratifs et la qualité de l’accueil réservé aux usagers. Les principaux services concernés incluent la délivrance de documents biométriques ainsi que la gestion des actes d’état civil. À l’issue de cette visite, des instructions fermes ont été données afin d’améliorer la performance des services publics et de renforcer la prise en charge des citoyens. Une attention particulière a été accordée à la problématique des documents biométriques non retirés, avec l’exigence de contacter rapidement les usagers concernés et d’afficher des listes nominatives afin de faciliter leur récupération. Cette double dynamique, mêlant relance de projets structurants et amélioration du service public de proximité, traduit une volonté affichée de redonner un nouveau souffle à la gestion urbaine à Oran. Entre la revalorisation d’un site hôtelier resté en suspens depuis plusieurs décennies et le renforcement du fonctionnement administratif, les autorités locales semblent engagées dans une logique de réorganisation progressive des priorités territoriales.
Nassim.H


